Message d'ouverture
S.E.
M. Boutros BOUTROS-GHALI
Secrétaire général
de l'Organisation internationale de la Francophonie
Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs les responsables
des organisations internationales non gouvernementales,
Mes chers Amis,
Au moment où s'ouvre cette 3e Conférence francophone
des organisations internationales non gouvernementales, je tenais
à vous dire toute l'importance que j'attache à vos
travaux et le regret que j'ai de ne pouvoir être parmi vous,
aujourd'hui, à Cotonou.
Permettez-moi, à ce propos, de remercier les autorités
béninoises qui, par l'accueil qu'elles réservent
à cette manifestation, témoignent une fois de plus
de leur engagement actif et précieux au sein de la Francophonie.
Permettez-moi, aussi, de remercier tous les organisateurs de cette
Conférence, tant du côté des OING que de l'Agence
intergouvernementale de la Francophonie.
Si j'ai tenu à m'adresser à vous, aujourd'hui, c'est
pour vous dire combien votre engagement, votre action sont essentiels
à mes yeux.
Vous êtes, en quelque sorte, la clef de voûte de la
Francophonie ! Vous incarnez, tout à la fois, son passé,
sa mémoire, mais aussi son avenir.
Et la Francophonie sait ce qu'elle vous doit. Car si elle est
devenue ce qu'elle est aujourd'hui -je veux dire une organisation
internationale qui compte et qui entend compter de plus en plus-
c'est aussi grâce à vous. Grâce à l'engagement,
dès les années 60, de ces dizaines de milliers de
femmes et d'hommes qui ont voulu croire en la Francophonie et
qui se sont associés de par le monde pour créer
la première des coopérations fondées sur
l'usage d'une langue.
Quelle que soit leur nature, quelle que soit leur taille, toutes
ces associations ont contribué, au fil des ans, à
la mise en place d'un véritable réseau dont les
ramifications ne cessent de s'étendre.
La Francophonie institutionnelle s'inscrit désormais au
plus haut niveau, celui des Chefs d'Etat et de gouvernement. Il
n'en demeure pas moins que le rôle des OING est plus que
jamais essentiel dans notre Organisation.
Vous constituez, bien sûr, des relais privilégiés,
entre les Instances politiques et les peuples francophones.
Qu'il s'agisse pour vous d'être informés des orientations
et de la programmation arrêtées lors des Sommets
pour que, tous ensemble, nous travaillions en synergie au service
des objectifs de coopération et de solidarité. Qu'il
s'agisse pour les Instances politiques d'être, à
travers vous, à l'écoute des préoccupations
et des attentes des populations, j'ai la conviction que la relation
qui nous lie doit avant tout être celle d'un partenariat
et d'un échange permanent et fructueux.
Mais vous êtes, surtout, le gage de la participation effective
des citoyens. Vous êtes le gage du fonctionnement démocratique
de notre Organisation.
Et c'est en cela que vous portez en vous, aussi, toute la modernité
et toute l'originalité de la Francophonie.
J'ai eu l'occasion, à de nombreuses reprises, de dire toute
l'importance que j'attache à l'impératif de démocratisation,
non seulement à l'intérieur des Etats, mais aussi
entre les Etats.
Nous sommes entrés aujourd'hui dans l'ère d'une
société à la fois globale et transnationale.
Et la mondialisation de l'économie doit aller de pair avec
la mondialisation de la démocratie.
Il faut donc réfléchir à un monde qui prenne
en compte, non seulement la volonté des sujets étatiques,
mais aussi les aspirations des acteurs économiques, culturels
et sociaux.
Vous avez, dans cette perspective, un rôle prépondérant
à jouer car vous êtes des membres à part entière
de la société civile internationale. Vous êtes,
sans conteste, les nouveaux acteurs de la vie internationale !
C'est pour toutes ces raisons que je souhaite que se renforcent
nos liens.
J'ai besoin de vous ! La Francophonie a besoin de vous ! Et je
tiens à vous dire, une fois encore, que vous pouvez compter
sur moi !
Je vous souhaite donc de fructueux débats. Et soyez assurés
que je prendrai connaissance de vos travaux avec le plus vif intérêt.
Vive Cotonou !
Vive le Bénin !
Vive la Francophonie !
|