Rapport
moral du Comité de liaison des OING
M.
Abdallah STOUKY
Président du Comité de liaison
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Puis-je vous dire ma joie de me retrouver face à vous tous,
dizaines de représentants des Organisations internationales
non gouvernementales de la Francophonie, réunis ici à
Cotonou, capitale du Bénin, pour ce troisième rendez-vous
de notre Conférence générale. Je sais aussi
que je peux me permettre d'être le fidèle interprète
de mes camarades du Comité de liaison pour exprimer un
sentiment analogue et unanime.
Au moment de faire le point sur l'activité déployée
par le petit groupe baptisé "Comité de liaison",
que vous avez bien voulu désigner lors de notre deuxième
conférence tenue il y a plus de vingt-six mois à
Genève, je voudrais, un instant, vous rappeler avec émotion
la grande et belle intervention introductive dont nous avait gratifié
notre ami Jacques BUGNICOURT, de Enda Tiers-Monde, lorsque l'Agence
de coopération culturelle et technique avait eu l'heureuse
idée de nous convier à une concertation fondatrice,
à Paris en 1994.
Il n'y a, me semble-t-il encore aujourd'hui, rien à changer
dans cette claire philosophie du travail associatif, conçue
à partir d'une longue expérience de la présence
sur le terrain, balisée par les fortes passions que nourrit
le sentiment de solidarité, d'altruisme et d'efficacité.
Le Conseil permanent de la Francophonie qui est, vous le savez,
la tutelle aimable de notre toile associative francophone, avait
assigné au Comité de liaison un certain nombre de
missions non directives, mais plutôt incitatives. Il s'agissait
de faire en sorte que puisse être renforcée la coopération
avec les OING francophones, avec la présidence du C.P.F.
ainsi qu'avec l'instance dirigeante de l'Agence de la Francophonie
qui est aujourd'hui, principalement, l'Administrateur général.
Il fallait aussi encourager, autant que faire se peut, les convergences
entre les diverses OING francophones se réclamant, à
la conception et à la réalisation des programmes
institutionnels de coopération francophone. Le Comité
de liaison était invité également à
émettre toutes recommandations pertinentes pour le biennum
suivant qui devraient être acheminées au Conseil.
Mais l'essentiel surtout était de susciter et de favoriser
la réalisation de projets concrets entre les OING francophones
et l'Agence de la Francophonie, ainsi qu'entre ces organisations
elles-mêmes. L'aspect formel et représentatif n'était
pas oublié puisque notre Comité avait pour rôle
permanent d'être en quelque sorte l'organe à caractère
collectif délégué à l'occasion des
consultations institutionnelles, des manifestations agréées
ou des réunions thématiques de la Francophonie.
Bien entendu, le Comité de liaison est habilité
à proposer à l'Agence les thèmes d'actions
d'intérêt commun et les modalités d'organisation
de la Conférence des OING francophones (date et lieu, contenu,
modalités d'élection du Comité de liaison,
etc.).
Toutes ces missions clairement déterminées, ont
été assumées dans une large mesure par le
deuxième Comité qui a travaillé à
un rythme soutenu poursuivant les efforts du premier, habilement
présidé par Madame Aïssata KANE de l'Association
internationale des femmes francophones. Celui ci avait permis
de définir les modes de fonctionnement de notre Comité
et d'en préciser les rôles.
Très heureusement, le Comité de ces deux dernières
années a été caractérisé par
la continuité et le renouvellement puisque des membres
ont été réélus et que de nouvelles
OING francophones ont pu enrichir les débats. Le Comité
de liaison, dont le mandat arrive à son terme ici à
Cotonou, et qui vous remet sa démission collective en cette
assemblée générale, a tenu quatre réunions,
dont trois à Paris (18-19 février 1997, 23-24 avril
1998 et 8-9 juillet 1998), et une à l'Ecole internationale
de la Francophonie, à Bordeaux (18-19 septembre 1997).
Toutes les fois, la représentation de la Présidence
du Conseil permanent de la Francophonie a été assurée,
à chaque réunion, par l'aimable Madame Annick d'ALMEIDA-AGBOJAN,
tandis que nous avons pu bénéficier du soutien,
de l'encadrement et de l'appui de Madame Simy PALLOT et de Monsieur
Tiburce GUEDEGBE, tous deux de l'Administration générale
de l'Agence de la Francophonie. Nos deux amis ont montré,
dans leur collaboration avec les membres du Comité, un
sens élevé de la responsabilité et une maîtrise
exceptionnelle dans leur action d'assistance à nos travaux.
Qu'ils en soient sincèrement et chaleureusement remerciés.
Pour leur leçon de discrète et souriante efficacité
aussi.
Une mention spéciale est de rigueur en faveur de notre
camarade Richard CHARRON, de l'Association francophone internationale
des Directeurs d'établissements scolaires, dont les qualités
d'assiduité et d'abnégation ont permis que la teneur
de nos débats soit toujours consignée avec fidélité
et promptitude en belle langue française. Merci mille fois
à notre rapporteur préféré et, nous
l'espérons pour nous tous, inamovible.
Les rapports des trois ateliers qui ont fonctionné à
Genève et qui se sont décomposés selon les
thèmes que l'on sait : Droits de l'Homme, de la Femme et
de l'Enfant; Formation à distance et Autoroutes de l'information
; Production et Diffusion du livre.
Ils ont été les plates-formes de la réflexion
des premières réunions de notre Comité. La
discussion, à propos des possibilités de suivi à
leur donner, a dégagé les lignes forces de l'action
à entreprendre. Pour chaque projet proposé, on a
tenté d'identifier un membre du Comité de liaison
qui agirait comme incitateur dans sa réalisation. Une correspondance
a, bien sûr, été adressée aux OING
francophones identifiées comme incitateurs des différents
projets proposés, pour faire le point sur les différentes
actions.
C'est ainsi, qu'à l'unanimité de ses membres, le
Comité de liaison a choisi, comme projet prioritaire, l'élaboration,
la réalisation et la diffusion d'un livre visant à
favoriser une éducation de base, en situation non formelle,
chez une population déjà alphabétisée,
sous forme d'une bande dessinée attractive. Les thèmes
qui y sont abordés incluent l'éducation à
l'environnement, à la citoyenneté, aux droits, à
la lutte contre la pauvreté, etc.. L'équipe ad hoc
chargée de mener à terme ce projet - F.I.P.F, Enda-Tiers-Monde,
CIFAD - a assuré sans problème majeur et dans une
transparence totale cette édition. Des exemplaires de l'ouvrage
intitulé "FARAFINA EXPRESS", en vérité
une belle cerise sur le gâteau dans cette édition
troisième des rencontres des OING francophones, vous seront
distribués tout-à-l'heure. Comme on le dit traditionnellement
après livraison de ce genre de marchandises : "N'hésitez
surtout pas à nous faire part, avec franchise, de vos observations,
remarques et critiques".
Cette bande dessinée, si vous pouvez aujourd'hui la feuilleter
ici à Cotonou, c'est qu'elle a pu bénéficier
du soutien financier de l'Agence de la Francophonie ; et qu'après
consultation d'échantillons du public visé, en utilisant
les ressources disponibles au Sud en vue d'une large diffusion
par les OING francophones auprès de jeunes non scolarisés.
Elle a pu voir le jour, rappelons-le, grâce à la
collaboration de la D.G.E.F pour le volet Édition.
"FARAFINA EXPRESS" est marqué par la volonté
de faire les choses : conception et réalisation, totalement
au Sud. C'est un témoignage concret de l'esprit qui anime
la plupart de nos Organisations internationales non gouvernementales
francophones de travailler à convaincre qu'il est tout
à fait possible de se sortir de la pauvreté par
des initiatives locales.
C'est uniquement ce volet où il est loisible de considérer
que le rapporteur moral, qui est votre serviteur, pourrait faire
une incursion dans le domaine du rapport financier. Mais le document
diffusé par l'Agence sur les comptes de cette opération
éditoriale suffit à éclairer tous ceux qui
souhaiteraient en apprendre plus .
Par ailleurs, le Comité de liaison a pris connaissance
de projets présentés à l'Agence par certaines
OING francophones. Il a déclaré son soutien pour
la majorité de ces propositions, sans toutefois s'immiscer
dans le processus de sélection des projets, qui relève
de chacune des Directions générales. Bien entendu,
il a proposé, parce que c'est sa prérogative, le
lieu, les dates, le thème et le contenu des ateliers pour
la présente Conférence. Il a réfléchi
à l'amélioration du processus d'élection,
et proposé une activité de formation supplémentaire
pour l'utilisation des inforoutes.
A la suite de leur visite à la Direction déléguée
aux technologies de l'Information, les OING francophones ont affirmé
l'urgence d'utiliser les nouvelles technologies pour faciliter
l'information et la concertation mutuelles et avec les instances
francophones. C'est dans ce contexte que Richard CHARRON a été
mandaté pour organiser une journée consacrée
à la formation à l'utilisation du courrier électronique
et d'Internet pour l'ensemble des OING francophones accréditées,
et à la création d'un réseau des OING francophones
sur les inforoutes, incluant l'installation et l'animation d'un
site Internet particulier pour les OING francophones qui a été
agréée. Le succès indéniable de la
journée de formation d'hier, ici à Cotonou, en marge
et en prélude de la troisième conférence
générale est un encouragement à continuer
sur cette voie modernisatrice des comportements.
Les réunions, enfin, du Comité de liaison ont été
l'occasion d'intensifier les liens des OING francophones avec
la Francophonie institutionnelle. En plus, du message reçu
de la part de Boutros BOUTROS-GHALI, Secrétaire général
de la Francophonie, exaltant "le rôle précieux
de relais que sont les actions des Organisations internationales
non gouvernementales francophones", le Comité de liaison
a été honoré de la visite de plusieurs dirigeants
de l'Agence de la Francophonie.
C'est ainsi que Roger DEHAYBE, Administrateur général
de l'Agence, accompagné de son Directeur de Cabinet, Saliou
AKADIRI, a présenté au Comité de Liaison
une approche plus régionalisée dans les activités
de l'Agence. Il a proposé aux OING francophones d'être
des partenaires dans cette régionalisation. A cette fin,
il leur a soumis deux projets concrets : fournir la liste des
responsables régionaux des OING francophones, afin de permettre
aux directeurs des bureaux régionaux de l'Agence de solliciter
leur collaboration ; effectuer, au niveau associatif, une lecture
du "Plan d'action" adopté par le Sommet de Hanoi.
Les OING francophones pouvant indiquer, pour chaque action proposée,
lesquelles d'entre elles pourraient contribuer à sa réalisation.
Roger DEHAYBE a affirmé souhaiter profiter du tournant
institutionnel actuel en Francophonie pour revoir les méthodologies
d'intervention de l'Agence, afin de favoriser la sous-traitance
et le partenariat, et de développer des ''relations au
quotidien avec les OING". "Faire faire, au lieu de faire",
aime-t-il à dire à toute occasion. Nous saisissons
la perche tendue si fraternellement, avec l'ardeur des militants
dont l'aire d'intervention est le terrain, toujours le terrain.
Habib BENESSAHRAOUI, alors membre du Cabinet du Secrétaire
général, a réaffirmé au Comité
l'importance que l'Agence a toujours accordée au travail
en concertation avec les OING francophones dans la réalisation
de ses programmes. Il a rappelé les projets importants
qui connaîtront une nouvelle impulsion à la lumière
du Plan d'action adopté par les ministres responsables
des inforoutes lors de leur conférence organisée
à Montréal.
André LADOUSSE, Directeur général des Politiques
et de la Planification, a retracé l'historique de la DGPP,
qui a reçu le mandat, difficile mais essentiel, de favoriser
la cohérence entre les orientations et les actions des
différentes composantes de l'Agence. La DGPP a mis en place
des outils de planification annuelle, de suivi et d'évaluation
des actions. Cette unité avait également la responsabilité
du ''Fonds d'aide à la traduction et à l'interprétation''
dont peuvent se prévaloir les OING.
Gérard GAYET a présenté la Délégation
générale à la Coopération juridique
et judiciaire qui a été, dès ses origines,
en relation étroite avec plusieurs OING francophones travaillant
dans le domaine des Droits de l'Homme et de la Démocratie.
Les actions de cette Délégation s'articulent autour
des domaines suivants : le processus électoral, le soutien
aux structures juridiques des Etats, l'appui à la Justice
et aux Droits de l'Homme et l'assistance documentaire aux Etats.
Par exemple, le programme intitulé "Un espace de liberté
et de démocratie" a permis la réalisation de
plus de soixante opérations pendant le dernier biennum.
L'attachante Line CORMIER, Directrice à la Direction déléguée
aux technologies de l'Information et de la Communication, a présenté
au Comité ''le Fonds francophone des inforoutes'' et lui
a suggéré de soumettre un projet visant le financement
d'un réseau d'échanges entre les OING francophones.
En complément des informations transmises lors de la visite
à Bordeaux, la Directrice de la DDTI a souligné
deux réalisations de son entité : un manuel de formation,
intitulé "Découvrir Internet", disponible
sur CD ROM et sur le site de l'Agence, et un CD ROM qui décrit
l'état des lieux de la Francophonie sur l'inforoute.
Denis LOPEZ, Directeur de la Direction de la formation à
distance, a présenté les activités conjointes
entre la Direction générale Education et Formation
(DGEF) et les OING francophones pendant le biennum 1996-1997,
qui peuvent se regrouper dans les secteurs de l'édition
(scolaire, culturelle, publication de revues, etc.), du soutien
aux concertations, congrès, colloques, etc. ainsi que des
activités de formation.
C'est un vaste domaine concernant la planification, la concertation
nationale ou régionale, le domaine formel (systèmes
éducatifs), la formation continue des personnels, le domaine
semi-formel (centre de formation semi-privés ou privés),
ou le domaine informel (milieu de travail, ateliers, micro-entreprise),
ainsi que le développement de l'emploi et de la richesse
collective. Les OING francophones doivent conserver le rôle
prépondérant qui est le leur dans tout ce secteur.
Denis LOPEZ nous a rappelé la décentralisation progressive
des offres de formation de l'Agence, orientées progressivement
vers une formation continue délocalisée et appuyée
sur des réseaux. Le Directeur de la FAD nous décrit
ensuite le projet VIFAX, visant à soutenir les enseignants
de français - langue étrangère. Il a terminé
sa présentation en nous invitant à visiter le site
Internet du CIFFAD qui contient, entre autres, des bases de données
sur la formation à distance et le matériel de formation
à l'utilisation des nouvelles technologies.
Les participants ont reçu chacun un exemplaire du "Protocole
d'entente d'hébergement" qui fixe les paramètres
de cet accueil gratuit offert aux OING francophones sur le site
de l'Agence. Les membres du Comité de liaison ont remercié
l'Agence de cet estimable service.
A la suite de cette visite, les membres du Comité de liaison
ont exprimé un important besoin de formation à l'utilisation
des nouvelles technologies de l'information.
J'ai personnellement rappelé, bien évidemment, le
message transmis au nom du Comité de liaison dans le cadre
de la Conférence des Ministres francophones responsables
des inforoutes, soulignant que les OING francophones ont déjà
élaboré des contenus et des réseaux qui pourraient
être mis à contribution dans l'augmentation de la
présence francophone sur les inforoutes. Les OING francophones
pourraient également constituer un public-cible de choix
pour les activités de formation souhaitées par les
ministres.
Taoufiq BOUDCHICHE a présenté, pour sa part, les
différents programmes de la Direction générale
du Développement et de la Solidarité. La stratégie
de la Francophonie en matière économique est basée
sur la solidarité, en particulier vers les pays les moins
avancés. Consciente que plusieurs organisations internationales
agissent déjà dans ce secteur, la Francophonie a
choisi de s'occuper prioritairement des gens qui ont le moins
accès au soutien financier : les micro-entreprises ou les
petites entreprises locales. Les principales activités
de cette direction s'articulent autour de trois thèmes
: l'épargne locale, l'appui à l'entrepreneuriat
et le partenariat d'entreprise. La DGED, ou ce qui en tient lieu
dans le nouvel organigramme, prépare actuellement la Conférence
des Ministres de l'Economie de Monaco, qui portera sur le thème
"Investissement en Francophonie".
Jean TABI-MANGA, Directeur général de l'Education
et de la Formation a accueilli avec chaleur le Comité à
cette réunion tenue à Bordeaux et destinée
à permettre au Comité de visiter la DGEF et la Direction
déléguée aux technologies de l'Information
et de la Communication.
Une visite du site Internet de l'Agence, animée avec compétence
par Danielle BOUHAJEB, du ''Centre international francophone de
documentation et d'information'' (CIFDI), a permis au Comité
de constater le travail considérable réalisé
afin de diffuser sur les inforoutes l'ensemble de la documentation
par les instances francophones.
Soulignons que l'Agence de la Francophonie a bien reçu
la demande du Comité de liaison que les OING puissent participer
à ses activités régionales. Le principe général
suivant a été posé et admis qui veut que
les OING du pays hôte d'une rencontre pourront y être
invitées.
J'ai été, en ma qualité du Président
du Comité de liaison, invité à représenter
les OING francophones aux sommets francophones. A celui de Hanoi,
j'ai transmis aux Chefs d'Etat et de gouvernement un message du
Comité, qui les invitait à se préoccuper
des thèmes essentiels tels que la lutte contre la pauvreté,
la violence, la corruption ; le mimétisme institutionnel
et économique ; la faillite de certaines institutions démocratiques
; l'éducation de base, surtout des filles et des femmes
; l'enseignement technique et la formation professionnelle; la
formation des personnels de l'éducation ; etc.
Le souci d'éviter un déficit d'information a fait
suggérer par le Comité de liaison de fournir aux
OING francophones nouvellement élues un dossier comprenant
entre autres les documents institutionnels décrivant ses
objectifs et ses règlements intérieurs ainsi que
les rapports des dernières réunions.
Le Comité souhaite, également, la plus large diffusion
possible des informations concernant les OING francophones sans
exclusive ainsi que les réunions du Comité de liaison.
Des propositions demandant que "la Lettre de Francophonie"
puisse publier une synthèse des travaux après chaque
réunion du Comité de liaison, des informations régulières
concernant les collaborations réalisées entre l'Agence
et les OING. Le Comité souhaite vivement la publication
des documents officiels des OING francophones (rapport des réunions,
liste des OING accréditées, statuts et règlements,
etc.) sur le site Internet de l'Agence ou sur un site propre aux
OING, ainsi que la publication d'un communiqué de presse
bisannuel dans les journaux et dans les agences -(notamment par
exemple, dans "La Gazette de la presse francophone",
que fait paraître à un rythme régulier "
l'Union internationale des journalistes et de la presse de langue
française" que j'ai l'honneur de présider.
L'information continue sur les OING francophones doit être
diffusée sur les chaînes de télévision
à travers les émissions "Espace Francophone"
ou sur "TV5" dont nous regrettons l'absence à
Cotonou.
Le premier Comité de Liaison élu en 1994, avait
reçu le mandat prioritaire de se structurer comme d'organiser
son travail et ses relations avec les instances francophones.
Le second Comité a voulu manifester la convergence et la
solidarité francophones en réalisant des projets
concrets, et en intensifiant les relations entres les OING francophones
et l'Agence de la Francophonie. Puisse le prochain Comité
de liaison, élu dans le cadre de la présente conférence,
intensifier les communications et les collaborations entre les
OING francophones et avec l'Agence, grâce notamment à
la mise en place d'un réseau des OING francophones sur
les inforoutes.
Le bilan, un peu détaillé, que votre serviteur vient
de vous présenter est naturellement à prendre pour
ce qu'il est en réalité, à une exception
près, une recension d'intentions et de promesses. Ce sera
au troisième Comité de liaison, que vous élirez
demain, à maintenir le cap, c'est-à-dire à
continuer la voie tracée avec une aussi grande humilité
et une aussi grande lucidité. Ce sera dorénavant,
selon un style nouveau qui sera imposé par les changements
structurels importants intervenus au sein de l'Agence intergouvernementale
de la Francophonie,- notamment à cause de la nécessité
de devoir s'adresser à l'interlocuteur unique qu'est la
Direction du Développement social et de la Solidarité.
Autant que par cette conception de l'intervention de proximité,
dont ont parlé tantôt, et le Secrétaire général
de ''l'Organisation internationale de la Francophonie", Boutros
BOUTROS-GHALI dans son message et notre grand ami l'Administrateur
général de "l'Agence de la Francophonie",
Roger DEHAYBE.
Pour clore ce rapport, puis-je apporter un témoignage personnel
concernant l'atmosphère générale des débats
pendant les réunions du Comité de liaison. Je peux
attester -et c'est un réel plaisir de l'affirmer- que presque
jamais mes partenaires n'ont failli au devoir de réserve
que leur impose l'esprit de leur mandat. La plupart d'entre nous
ont répugné à se laisser aller à défendre
leur organisation propre ou à essayer de la privilégier.
C'est toujours le réflexe communautaire qui l'a emporté
en définitive, considérant que nous n'étions
là que pour défendre l'intérêt général
bien compris de l'immense famille des OING francophones, de ceux
qui veulent bien se mettre sous le signe fédérateur
de la Francophonie.
Il faut néanmoins que nous songions à trouver le
moyen de pouvoir contrôler si telle ou telle organisation,
d'entre celles qui sont classées dans les catégories
A et B, ne s'est pas portée aux abonnés absents
pendant toute la durée du biennum pour ne resurgir qu'à
l'occasion de la Conférence et de l'élection du
Comité de liaison. Nous avons tous un devoir moral de vigilance
qui impose un auto-contrôle des OING francophones.
Nous aurons à débattre au cours de ces deux journées
autour du thème que nous avons fixé, qui est peut-être
vaste, mais sans conteste riche de virtualités et d'utiles
interrogations. " Se développer autrement", sans
points ni d'exclamation ni d'interrogation, est une excellente
formule pour amorcer les pistes utiles de notre action. Et peut-être
à convaincre les gouvernants et autres décisionnaires
qu'il est d'autres orientations possibles.
Pour en terminer vraiment avec ce rapport moral, sollicitant votre
indulgence, je voudrais mettre en exergue le rôle à
part si précieux que seules nos Organisations internationales
non gouvernementales savent et peuvent jouer. Hors du territoire
officiel, de la Francophonie institutionnelle, composé
de cinquante-deux pays, nous sommes les seuls pratiquement à
travailler pour elle partout dans le vaste monde. Atout non négligeable,
vous le comprendrez aisément pour le rayonnement de notre
mouvement francophone.
Réjouissons-nous des propos, tenus tout à l'heure
par Madame la Ministre Marie Elise GBEDO, chargée du Commerce,
de l'Artisanat et du Tourisme dans le Gouvernement béninois,
qui a avancé des réflexions proches des idées
que nous agitons.
Je nous souhaite bon succès pour nos travaux placés
sous le bon augure de la générosité, de l'amitié,
et de la solidarité humaines.
Merci à tous pour la patiente attention.
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